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Les jeunes femmes d’Afrique du Sud, notamment, se trouvent souvent coincées entre tradition et modernité. Alors qu’elles ne veulent pas remettre en cause les coutumes, elles sont pourtant de plus en plus opposées à la lobola, cette «dot» que le mari verse à leurs parents pour les épouser.

Dans plusieurs pays d’Afrique, la coutume veut qu’un homme s’acquitte d’une certaine somme à ses futurs beaux-parents pour pouvoir épouser la femme qu’il convoite. Avant, les familles procédaient à un échange de têtes de bétail, maintenant, la contrepartie est sonnante et trébuchante, comme s’en fait l’écho The Christian Science Monitor qui prend exemple sur l’Afrique du Sud. 

Le poids de la tradition 

Perçues comme une sorte de compensation offerte à la famille de la jeune femme, les tractations ont lieu entre les deux familles, sans que la future mariée n’ait son mot à dire, voire n’en soit simplement avisée. Et du jour au lendemain, elle se retrouve promise à un homme. En Afrique du Sud, où cette pratique est encore très vivace, les jeunes filles s’insurgent contre leur «chosification», alors même qu’elles sont éduquées et poursuivent des études supérieures. «J’aime mon fiancé, je l’aime vraiment, mais je n’étais pas prête pour le mariage. Mais puisqu’il est allé voir ma famille, je n’ai plus le choix», déplore dans le journal Sikhakhane, 22 ans, qui étudie à l’université. 

«Une famille pour toujours»

Tout d’abord, cette somme peut servir à «dédommager» les parents de la jeune femme, qui ont investi dans son éducation, sa subsistance, son habillement et ses études. Mais surtout, la phase de négociations permet aux deux familles de se connaître et, à terme, de ne plus faire qu’une.

Citée par The Christian Science Monitor, une cinéaste, Madame Hlophe, qui réalise un documentaire sur cette coutume (Lobola: le vrai prix de la mariée, sortie prévue en 2019), reconnaît que les proches des deux parties «ont des discussions soutenues, ils se lient et mangent ensemble. Ils ont coutume de dire que ceux qui participent aux négociations sont les gens que vous appelerez en cas de problème ou quand vous aurez quelque chose à célébrer. A partir de ce moment-là, vous êtes une famille pour toujours.» Beaucoup d’hommes considèrent qu’en s’acquittant de la lobola, ils font la preuve de leur capacité à fonder et entretenir une famille.

«Monnaie sociale»

«De plus, les têtes de bétail sont une monnaie sociale, rajoute-t-elle. Celle-ci a une valeur symbolique dans la société traditionnelle. Mais maintenant, la lobola est convertie en espèces et nous ramène à « combien vaut la mariée ».» D’ailleurs, partant à l’origine d’une simple blague, il existe même désormais des logiciels qui permettent d’évaluer la valeur marchande d’une mariée, en fonction de divers critères, qui vont de la virginité au nombre d’années d’études…

Des risques de violence domestique

A brève échéance, cet argent peut faire défaut au couple qui démarre, puisqu’il revient aux parents de la mariée. Autre problème, et non des moindres, induit par cette coutume, certains hommes se sentent propriétaires de leur épouse puisqu’ils ont payé pour elles. Nizipho Mvune, étudiante en doctorat sur les genres, constate que le paiement de la lobola retire aux femmes la légitimité pour imposer leurs décisions et aggrave les risques de violence domestique.

La parade

Les jeunes, qui refusent de se plier à la lobola, ont trouvé la parade en cohabitant. Les couples s’installent ensemble, sans mariage. D’autres s’y plient juste «pour le salut de leur famille».

Source: http://www.mediacongo.net/

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